Salut les metalleux !
Lorsque l'on évoque l'histoire du Black Metal, il est commun d'évoquer les pionniers de la première vague, celle du milieu des années 1980, celle des premiers Bathory, de Venom, d'Hellhammer et autres Sarcofago. Celle qui jouait un Thrash metal rapide et malsain, aux thèmes fortement influencés par l'occultisme. Celle dont les codes musicaux n'ont que peu à voir avec l'idée qu'on se fait actuellement du genre. Lorsque l'on évoque l'histoire du Black Metal, il est commun d'évoquer la seconde vague, née des grands froids de Norvège, au début des années 1990 ; celle de Darkthrone, de Burzum et de Mayhem ; celle du son cru, nasillard et minimaliste ; celle du corpse-paint, des blasts de batterie frénétiques, et du règne de Satan dans l'industrie musicale. Deux vagues pionnières, sans concession. Deux phares au milieu des ténèbres.
Ainsi, lorsque l'on évoque l'histoire du Black Metal, on laisse bien souvent un grand vide entre ces deux phares, à la fin des années 1980. Et si le succès du génial Under the Sign of the Black Mark de Bathory en 1987 tend à expliquer, à lui seul, l'évolution du genre vers une musique plus brutale et plus incisive, il convient de ne pas négliger l'importance des quelques porte-flambeaux qui ont su, dans cette époque de transition, amener le Black Metal vers ce qui a fait sa gloire. Et question porte-flambeau, les suisses de Samael, plus que quiconque, se posent là. Aujourd'hui, leur black metal sans concession et minimaliste a laissé la place à un black industriel davantage tourné vers l'électronique et les synthétiseurs modernes. Mais toujours novatrice, et toujours authentique, leur musique a su se renouveler, se réinventer, pour faire du groupe l'une des formations phares du Black Metal européen. Et aux côtés de Celtic Frost, la Suisse nous gâte. Aujourd'hui, retour donc sur Samael, l'un des second-couteaux les plus mésestimés de l'histoire du Black Metal. Lancez donc l'un de leurs albums en bas de l'article, et rendons leur justice. On est partis.
Nous sommes donc en 1987, et le monument de Bathory cité ci-dessus vient à peine de sortir, lorsque deux frères et musiciens suisses, Vorphalack (ou Vorph) et Xytras (ou Xy, voire Xytraguptor aux débuts de la formation), décident de monter un duo et de suivre la marque noire ; le premier assurant le chant et la guitare, et le second, la batterie et le clavier. Ensemble, ils composent donc au fin fond de leur garage une première démo éditée en cassette à l'automne : "Into the Infernal Storm of Evil". Sur le plan musical, le ton est donné : la guitare grésille avec hargne, lorsqu'elle n'emprunte pas ses rythmiques lourdes à l'univers du doom (The Knowledge of the Ancient Kingdom) ; la voix, torturée, préfigure les caractéristiques des chants des futures formations norvégiennes (Sleep of Death) ; et de nombreux éléments mélodiques à l'atmosphère mélancolique, souvent à l'appui de guitares en son clair, viennent appuyer la violence des propos à la thématique satanique marquée. La cassette est faiblement diffusée, mais le son est novateur pour l'époque.
En Juillet 1988, l'exploit est réitéré avec une seconde démo, "Macabre Operetta", au son bien plus bruitiste et dissonant que le premier essai vu que tous les instruments saturent en permanence au profit d'un rendu sale et poisseux. Il comporte notamment les titres "Blood Ritual" et "Macabre Operetta", qui connaitront un vif succès sur un futur opus de la formation. Enfin, en décembre 1988, le duo le plus productif de Suisse nous gratifie d'un premier EP, "Medieval Prophecy". Sorte de compromis entre la violence construite de la première démo et la haine bruitiste de la seconde, l'EP se rapproche au plus près de ce que sera le Black Metal norvégien quelques années plus tard. Les trois opus sont d'ailleurs rassemblés sur une compilation cassette dès 1889, alors même que Samael n'a de succès que sur la scène locale et dans certains milieux underground européens. Une manière d'assembler leur savoir faire, et de le diffuser au mieux au public et aux labels.
Et la compilation remplit noblement ses objectifs, puisque le groupe est repéré dès 1990 par un jeune label français, Osmose Productions, qui décide de signer le duo suisse et de faire de leur prochain opus la première sortie du label. Pour les besoins de l'enregistrement, Masmiseim rejoint les frangins à la basse, et le trio commence à composer "Worship Him", qui sort en 1991. Si le premier opus reprend plusieurs titres des essais précédents (les géniales Sleep of Death, The Dark, Knowledge of the Ancient Kingdom et surtout la désormais culte Into the Pentagram), ce n'est qu'une manière pour Samael d'amorcer un nouveau départ, avec toutes les cartes en main pour conquérir le public. Et tant sur le plan de la lourdeur que de la noirceur, le groupe se surpasse ! Grace à des titres comme la mélancolique Morbid Metal ou l'instrumental Last Benediction, l'album crache un venin à la fois malsain et parfaitement maitrisé, qui fait office de transition dans l'histoire du Black Metal : nourri des influences de Venom et de Celtic Frost, il apparait parfois comme un air de Darkthrone avant la lettre. Ainsi, s'il n'est l'album le plus abouti de la formation (et qu'il peine à être diffusé à l'époque), il en est assurément le plus noir, le plus cru et le plus authentique. Un disque important.
Le succès, commercial et critique, les suisses l'obtiendront néanmoins avec l'opus suivant en 1992 : "Blood Ritual". Diffusé au travers des vieux titres présents sur Medieval Prophecy que sont Blood Ritual et Macabre Operetta, le disque arbore un pendant plus propre, plus convenu, et résolument plus thrash (Beyond the Nothingness, Poison Infiltration ou encore Blood Ritual) que son prédécesseur. Entre la puissance d'un thrash noir façon Venom, et la lourdeur des rythmiques rappelant parfois même les premiers Sepultura ; entre les thèmes abordant sans répit la mort et le satanisme, et les grognements haineux de Vorph ; entre la production bien plus léchée que sur l'opus précédent (merci le passage chez Century Media !) et les riffs de guitare à la fois puissants et mélodiques, le tout se présente comme étant à la fois plus accessible et plus abouti que Worship Him. Moins brutal et moins novateur cependant : mais le groupe décolle grâce à la galette, que tout définit comme un classique en devenir ; se fait remarquer la même année lors de leur passage au Wacken Open Air ; et semble bien parti pour faire une grande carrière.
1994. Samael est en pleine ascension, et s'est adjoint les services d'un claviériste à temps plein, j'ai nommé Rodolphe H. Et rien, absolument rien dans les deux premiers albums, ne pouvait ne serait-ce que laisser deviner la claque qui allait survenir. Une claque qui allait modeler et populariser la signature sonore du groupe, transcender ses racines black vers un nouveau son, moderne et expérimental, d'une propreté glaciale. Cette claque, c'est "Ceremony of Opposites". Dès l'introduction de Black Trip, le ton est donné : le son est d'une propreté et d'une modernité hallucinante (sérieusement, le disque est de 1994, et j'ai l'impression d'entendre des productions sorties au moins dix ans plus tard...), les rythmiques sont syncopées, froides, martiales, avec un groove imparable, d'une efficacité peu banale et surtout impensable pour un groupe de black metal à l'époque ! Les musiciens sont au sommet de leur art (jetez une oreille au final de Son of Earth, d'une précision de malade, à mi-chemin de l'indus' de Ministry et de ce que sortira Meshuggah sur son premier opus l'année suivante), la batterie est sublimée par des arrangements à la fois minimalistes (la cloche de 'Till we Meet Again par exemple), ça groove et syncope de partout, c'est dansant, c'est puissant, le clavier vient parfois rajouter une touche épique qui élève encore davantage le niveau des arrangements (Baphomet's Throne), c'est... c'est quoi ce truc ? Un véritable ovni en 1994, qui signe la transition de Samael depuis le black metal violent des débuts, que la voix hargneuse de Vorph rappelle encore, et le metal industriel et électronique vers lequel ils s'apprêtent à s'orienter. Un véritable chef-d'œuvre, mêlant black, death, indus' et groove, d'une maturité et d'une maîtrise hors du commun. Hallucinant.
Après une immense tournée de plus de 100 concerts (dont une partie est partagée avec les esthètes de Cannibal Corpse), et un EP de transition en 1995, baptisé "Rebellion" (dont on retiendra principalement I Love the Dead, reprise d'Alice Cooper ; ainsi que Static Journey, qui assoit la dynamique indus' du dernier opus avec pas moins de six minutes d'ambiances électroniques), Samael retourne en studio pour offrir un petit frère à Ceremony of Opposites. La relève arrive en 1997, elle s'appelle "The Passage", et elle est à la hauteur des attentes. Souvent considéré comme le grand chef-d'œuvre du groupe, il approfondit encore la dynamique industrielle présente sur la galette précédente. Dès Rain, le premier titre, les riffs de guitare se montrent plus rapides, plus tranchants ; les nappes de synthé' sont encore davantage mises en avant, ainsi que les chœurs, et le chant souvent murmuré de Vorph rompt avec la violence poisseuse de son chant traditionnellement black. L'ensemble se fait électronique, froid, parfois même à la limite de la techno (The Ones Who Came Before)... Des sonorités expérimentales viennent parfois accompagner les pistes, pour faire de The Passage un album résolument audacieux (la batterie de Jupiterian Vibe par exemple) ; et piégées entre un clavier plus épique que jamais et les rythmiques d'une lourdeur sans précédent (Liquid Soul Dimension, dont Meshuggah ne renierait pas l'intro'), les compositions apportent un renouvellement sans précédent dans la discographie du groupe, dont les influences sont désormais à chercher davantage du côté de Septic Flesh et du Demanufacture de Fear Factory que de Venom ou de Darkthrone ! Un clip est également tourné à l'occasion du single Jupiterian Vibe, qui permet à la formation d'apparaitre sur le réseau d'MTV et de se faire connaître auprès des téléphiles insomniaques. La réussite est totale.
S'en suivent quelques changement de line-up au sein de la formation : Rodolph H quitte le groupe avec les honneurs, ce qui permet à Xy de se consacrer pleinement aux claviers et de remplacer ses futs par une boite à rythmes, plus adapté à la nouvelle identité sonore de Samael. Kaos rejoint également la formation en tant que second guitariste. Ainsi, après un EP composé de B-Sides de The Passage, composées à la même époque et rassemblées sur cet "Exodus", la formation nouvelle se remet au travail pour offrir un digne successeur à The Passage.
En 1999, c'est donc avec "Eternal" que Samael revient, et enfonce le clou planté par The Passage : les thèmes de la religion et du satanisme sont balancés au placard ; sur Eternal on parle philosophie, Cosmos, et relations entre l'homme et l'univers ! Sur le plan musical, les guitares sont placées en retrait, au profit des nappes de synthétiseur plus présentes que jamais (Together, I et ses sonorités cold-wave marquées), qui habillent les compositions avec un souffle à la fois glacial et lyrique. Les hurlements de Vorph se font également rares, et sont remplacés par des vocaux profonds, graves et inquiétants (Year Zero, Ways), parfois retouchés par ordinateur (Ailleurs) résolument taillés pour l'indus' et rappelant l'univers de Godflesh et de Ministry. Suivent une compilation, "Since the Creation...", en 2003, ainsi qu'un EP l'année suivante, "Telepath", qui annonce un futur album assez similaire à Eternal dans l'esprit. Samael est alors au sommet de sa gloire.
Nos suisses remettent donc le couvert avec 2005 avec "Reign of Light", titre pour le moins ironique pour un ancien groupe de black metal. Nouvel opus, nouveau chef-d'œuvre. Si la dimension indus' et électronique est toujours aussi présente depuis les trois derniers albums, avec une domination des claviers et des chœurs (High Above, Further), le groupe expérimente encore davantage, intégrant de nouveaux instruments (comme la sitar sur Moongate) ou de nouvelles approches de composition (Oriental Dawn, très néo-classique dans son approche de la guitare avec sa ligne mélodique inoubliable en introduction). Ainsi, le tout semble à la fois plus travaillé et plus original encore que sur Eternal, qui avait pourtant placé la barre très haut ! A la fois plus rock et plus atmosphérique que les opus précédents, Samael témoigne son envie d'une approche complète et novatrice de la musique, loin des étiquettes et des carcans de quelque genre de metal que ce soit.
Et cette approche d'artiste, de musicien au plein sens du terme, finit par voir le jour en 2006. L'année précédente, un enième EP, "On Earth", avait déjà annoncé la couleur : le prochain opus serait ambitieux, fourni en arrangements minutieux. Et depuis 2002 déjà le groupe avait promis à ses fans un concept-album qui explorerait pleinement le concept de l'espace. Nous y voila : le double-album concept "Era One / Lessons in Magic #1" est un coup de génie d'une complexité ahurissante ! Débutant sur une magnifique introduction au piano, Era One, le premier disque embraye sans surprise sur un rock industriel et électronique au chant sombre et saturé de retouches par ordinateur (Universal Souls). Les ambiances évoquent souvent Depeche Mode par son côté techno et dansant, tout en gardant la froideur d'un Godflesh ou d'un Einstürzende Neubauten. La seconde galette, complètement instrumentale, s'avère encore plus ambitieuse et jusqu'au-boutiste dans la discographie des helvètes : sur près de quarante minutes, ils y développent une musique atmosphérique proche de l'ambiant, rappelant assez la démarche d'Ulver dans les années 2000 (sur des albums comme Perdition City ou Blood Inside par exemple) ; le tout proposant à l'auditeur un voyage spatial, planant, d'une densité peu commune : une expérience musicale intense que je conseille à tout le monde !
Résumons : en cinq albums, Samael a su se renouveler chaque fois et n'a pas déçu une fois son auditeur, le faisant patienter parfois près de cinq ans pour atteindre une qualité de composition exceptionnelle, passant du groove industriel teinté de black à la musique industrielle pure, puis à l'électronique, pour finir sur un électro-rock ambiant lumineux. Après avoir compilé cette période en 2007 sur le best-of "Aeonics", que leur restait-il à accomplir ? Tout simplement ce que réclamaient les fans de la première heure : un retour au metal, accompagné de tout leur récent savoir-faire électronique. C'est précisément ce que proposera, la même année, "Solar Soul". Douze titres, généralement courts, témoignant d'un retour au grawl pour Vorph (Solar Soul, Slavocracy), des grosses rythmiques de guitare au groove imparable (Promised Land, Suspended Time) et des nappes de synthé d'une puissance épique à tomber (Alliance, Ave!). Néanmoins, les sonorités techno et électroniques ne sont pas remises au placard pour autant, comme en témoigne notamment la fin de l'opus (Architect principalement, mais aussi olympus et sa mélodie de synthétiseur en pizzicato, ultra catchy !). Moins d'un an après leur double-album attendu par tous, le public avait peur d'être déçu : avec Solar Soul, le voilà rassuré, le meilleur des deux mondes de la musique samaélique étant atteint.
Un retour au metal, Solar Soul ? Oui, mais un retour en demi-teinte, de l'aveu même de Vorph qui souhaite remettre de plein pied la musique de la formation dans la violence des débuts. Il promet au public un album violent, et signe pour avoir les moyens de l'exécuter chez Nuclear Blast. Et alors, en 2009 ? Quid de cet "Above" ? Une mandale, une rouste, une baffe. On pensait la violence et la fougue disparues de l'univers de Samael ; comment ont-il pu rivaliser avec la haine des deux premiers opus ? Dès la première piste, Under One Flag, l'auditeur est surpris par un titre entre le death mélodique rageur d'un At the Gates et le black metal des débuts du groupe. Les riffs de guitare s'enchainent avec une rapidité assez dingue, la batterie martèle comme jamais, et les hurlements de Vorph atteignent des sommets de violence par leurs aigus perçants. L'effet de la première piste ? Que Nenni ! (j'aime les expressions désuètes). La seconde piste, Virtual War, enfonce le clou en allant encore plus loin que la chanson d'introduction, avec un chant clairement black metal, puissant et haineux, accompagnés de riffs littéralement explosifs. Le ton donné se prolongera ainsi sans temps mort le long des dix pistes du disque, oscillant entre ce que le death mélodique suédois a fait de plus violent et ce que la seconde vague norvégienne a fait de plus haineux en termes de black metal. Plus d'électronique, plus d'expérimentation, plus de répit pour les oreilles. Et si vous n'êtes toujours pas convaincus, prêtez attention aux hurlements de Vorph sur la dernière partie de Virtual War. Dès le deuxième morceau, la messe est dite. Pour le plus grand bonheur des fans de Samael. Alors certes, le mix des morceaux est volontairement crade, loin de la propreté clinique du Samael industriel. Et certes, le disque ne se prête pas, pour la première fois dans leur discographie, à des expérimentations novatrices. Mais bordel, un tel coup de pied au cul après dix ans d'électronique, ça fait tout de même du bien !
En 2011, deux ans après Above qui déçut les fans de la période expérimentale du groupe et eut par conséquent un succès commercial mitigé, Samael nous revint avec son dernier album en date, "Lux Mundi". Un retour à l'électro ? Pensez-vous ! Quand le duo suisse a décidé de se remettre au metal, il ne fait pas semblant ! Néanmoins, par compromis surement, Lux Mundi est moins extrême qu'Above dans sa démarche (qui me fait un peu penser, dans le principe, au Take a Look in the Mirror de Korn : un déferlement de violence, voulu par les fans, exécuté par le groupe). Le mixage des morceaux est beaucoup plus propre et beaucoup plus lisse que sur l'opus précédent, les nappes de synthétiseurs enrobent le tout d'une atmosphère plus accessible, et si les riffs de guitare, couplés à la rapidité des blasts de batterie, sont toujours présents, ils sont placés davantage en retrait. Ainsi, Lux Mundi est un album globalement plus générique, presque composé dans une tentative de conciliation de deux univers, de deux tendance de Samael. Et si l'ensemble reste fidèle à la musique de la grande époque du groupe, celle de Ceremony of Opposites et de The Passage, l'ensemble reste toutefois moins original que par le passé. Preuve que le groupe a su faire adopter sa recette, lancée avec génie plus de quinze ans auparavant, récupérée depuis par des dizaines de formations à travers le monde.
Que dire ainsi de la musique d'un groupe aussi novateur que ne le fut Samael au fil de sa carrière ? C'est le mélange d'un Black Metal sombre, lourd et puissant, porté par les hurlements malsains de Vorph et par la virtuosité de la batterie de Xy, et d'un metal industriel, dont témoigne notamment l'utilisation omniprésente de claviers et de synthétiseurs, apportant aux compositions des ambiances épiques, lyriques, que ne sauraient renier Septic Flesh si l'on transposait la musique du groupe à l'univers du Death Metal. C'est une musique expérimental, hybride, jouant tour à tour des codes du black metal, de la lourdeur du Thrash, des rythmiques entrainantes du Groove, des sonorités de l'électro, de la techno, de l'ambiant. C'est une musique de pionnier, semblable à aucune autre, de la trempe de ce que d'autres suisses, ceux de Celtic Frost, ont pu apporter dans les années 1980. Amis de grande musique, de tous horizons, foncez.
Samael signera donc son grand retour au black metal le plus malsain avec une grand messe électronique, sous la Temple, dimanche 21 juin. Soyez prêts. Leur set s'annonce grandiose.
| Pays | Suisse |
| Année de Formation | 1987 |
| Distribution | Osmose Productions, Century Media, Nuclear Blast |
| Membres |
Vorph (Chant, Guitare) Makro (Guitare) Masmiseim (Basse) Xy (Batterie) |




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