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HellReport : Hellfest 2015

Publié le 30 Juin 2015 par alexis lecardonnel in Hellfest, hellreport, 2015

HellReport : Hellfest 2015

Salut les métalleux!

Après de longs mois d'attente, le Hellfest a enfin célébré sa dixième édition. Il faut le reconnaître, l'équipe a mis les petits plats dans les grands, et malgré quelques petits soucis techniques le festival s'est déroulé dans de très bonnes conditions: Une ambiance inchangée, une météo agréable bien que quelques nuages supplémentaires n'auraient parfois pas été de refus, un accueil au top, etc! Bref, comme tous les ans, le headbanger français vit sa période de déprime post-Hellfest.

 

Je dois être honnête avec vous, je ne suis pas là pour vous aider et vous remonter le moral, mais bel et bien pour remuer le couteau dans la plaie, et parler de la vie du festivalier, de la déferlante visuelle et auditive que nous traversons chaque année, de ce qu'il se passe en dehors des concerts lors de ces quelques jours de folie survoltée, de ce qui fait du Hellfest un festival hors du temps dont chaque édition reste gravée dans nos mémoires. C'est donc sous forme de témoignage qu'est rédigé ce report, afin de faire ressortir ces aspects trop souvents laissés de côtés par la presse spécialisée ou non.

 

Nous avons de nombreuses fois remonté le temps de plusieurs années, de plusieurs décennies, il est désormais temps de ne le remonter que de quelques jours. Tant que nous y sommes, servons nous une bière de plus, après les litres ingurgités, ça ne nous tuera pas! Bonne lecture!

Photo: Ronan Thenadey

Photo: Ronan Thenadey

Jeudi 18 Juin, 4h00, le réveil sonne, et c'est avec la gueule enfarinée que commence la journée. Comme tous les ans à cette période, on se prépare à prendre la route en direction de Clisson. Après plusieurs jours passés dans une faille spatio-temporelle ou les secondes durent des semaines et où le monde réel ressemble de plus en plus à un cauchemar, l'heure du départ se rapproche à grands pas, les amis avec qui je partage le festival depuis plusieurs années sont arrivés hier, et l'excitation nous a empêché de dormir correctement (l'apéro aussi). Qu'à cela ne tienne, un double café plus tard, on sors les sacs à dos, et on s'attaque à la check-list annuelle: Fringues, bière, matériel de camping, bière, nourriture, bière, ustensiles divers et variés, whisky, un peu de jus de fruits, Jager, quelques comprimés pour aider à affronter les gueules de bois, et quelques bières de plus avant de finalement penser à prendre un pack d'eau. Vérifications mécaniques de base faites pour s'assurer d'arriver en un seul morceau, on arnache le tout sur un chariot, on charge la voiture, et on prend le temps de faire un dernier vrai repas avant d'affronter les kilomètres: La route sera interminable. D'ailleurs, il ne faut pas oublier la clef USB dopée aux gros riffs pour nous aider à tenir le coup.

 

Les 230 kilomètres qui nous séparent de clisson passent finalement assez vite, grâce à mes compagnons de route et à un autostoppeur ramassé au passage, et lorsque après un peu plus de deux heures et demi de conduite, on s'approche enfin des parkings, la circulation se fait plus dense: Partout autour de nous, les véhicules débordent de métalleux assoiffés, crachent leurs riffs, et avancent doucement vers les parkings, guidés par une armée de bénévoles. On a beau être dans un embouteillage, l'ambiance est bien loin de celle d'une heure de pointe sur le périph' parisien: Si boire au volant était légal, la bière coulerai déjà à flots! Nous arrivons enfin à nous garer, et nous dépêchons de décharger le véhicule et de commencer notre procession musicale jusqu'aux grilles encore fermées du festival: Il est midi lorsque nous rejoignons la joyeuse armée de festivaliers et commençons à libérer l'apéro, le soleil est de la partie, et quelques nuages commencent à pointer le bout de leur nez à l'horizon: Au moins, nous monterons la tente sans attraper de coups de soleil.

 

L'ambiance s'échauffe rapidement autour du rond-point, et certains affichent déjà un trop plein de bière quand un de nos compères impatient se décide à lancer un ballon gonflable dans la foule, qui se met à rebondir de main en main, et finit par arriver derrière les grilles: Le malheureux qui à commis la boulette reçoit aussitôt son gage, et doit se dénuder... Pendant une bonne demi-heure, le brouhaha ambiant sera teinté de "A poil!" et de "Nichons!" hurlés par les joueurs. Alors que certains s'offrent un shampoing à la bière, d'autres s'enfilent des préservatifs sur la tête, avant que le duel bâbord/tribord, qui gueulera le plus fort ne débute. Malgré tout, ces jeux ne durent pas, et tout le monde attend avec impatience l'ouverture officielle de la pose bracelets et du camping. Aussi, lorsque les premiers photographes et caméramans arrivent de l'autre côté des grilles, prêts à immortaliser leur ouverture et le raz-de-marée chevelu, les festivaliers manifestent leur frustration, et scandent en coeur l'habituel slogan "libérez le Hellfest!", qui évolue en "libérez le camping", en demande générale de boisson, et finalement en un hurlement généralisé alors que Ben Barbaud se prépare à donner le feu vert.

Photo: Ronan Thenadey, OzirithPhoto: Ronan Thenadey, Ozirith

Photo: Ronan Thenadey, Ozirith

Après un peu plus de deux heures d'attente, le grincement des grilles de l'enfer se fait entendre, et c'est sous les cris et applaudissements que les amateurs de gros riffs se dirigent vers les guichets de la pose-bracelets. Les premières évolutions scénographiques se font déjà remarquer, et les traditionnelles tonnelles qui abritent le point de contrôle sont maintenant dominées par un énorme décor de cinéma au style tatouage old-school. Ayant réussi à être parmi les premiers à recevoir son bracelet, je redécouvre le Hell City Square, cette place aménagée pour ressembler au quartier londonien de Camden qui accueille les nombreux stands de partenaires et l'Extreme Market. On remarque tout de suite les changements, avec la nouvelle Hell City Street sur la droite et l'arrivée de la taverne World Of Warcraft, les nouvelles devantures, et alors que l'on avance, c'est avec joie que l'on redécouvre l'accès au camping, sans la passerelle de 2014 qui avait fait transpirer le public et causé un grand nombre de retours négatifs.

 

Je profite du trajet pour saluer les bénévoles de l'association Hellfest Cult Events, qui se chargent cette année de tenir le Klub, espace privé réservé aux membres du Hellfest Cult et à leurs invités, situé sur le Metal Corner, et me dirige sans trop tarder vers le camping officiel du festival pour pouvoir choisir l'emplacement de notre camp avant que la place ne fonde comme neige au soleil. On remarque que le camping à lui aussi évolué, avec plus de sanitaires, des buvettes mises en place par l'association Animaje pour vendre café et viennoiseries le matin, et un nouveau découpage des terrains pour faciliter le repérage. Après avoir jeté notre dévolu sur le Red Camp et monté nos tentes et la tonnelle, on s'installe confortablement et on se désaltère, il n'est pas encore 16h, et une grosse partie de notre joyeux groupe n'est pas encore arrivée. Lorsque les derniers se manifestent, sur le coup de 19h30, le premier pack de bière vit ses derniers instants, et je me dirige vers les parkings avec un peu de réserve pour aider ma moitié à décharger ses affaires: Elle a pris la route après le travail et aura besoin d'un remontant en chemin. Je profite de cette marche pour observer la cohorte de métalleux qui se déplace en file continue vers l'entrée du festival: Beaucoup sont très chargés, et on sent que les diables qui leur servent à transporter leur matériel souffrent sous le poids des bouteilles et ne survivront pas à leur épopée. Beaucoup de bouteilles n'y survivront pas non plus, et une bonne partie de ces nouveaux arrivants partage déjà l'apéro tout en marchant d'un pas décidé: Plus tôt ils seront installés, plus tôt la soirée commencera pour eux.

 

Une fois cet aller-retour terminé, nous prenons le temps de faire connaissance avec nos voisins autour d'un saucisson et de quelques bières tandis que les derniers arrivants de notre camp s'installent: Ils ont fait beaucoup de route pour venir depuis tout le pays, mais Carlos vient de bien plus loin, a passé les dernières 48 heures à voyager d'avion en avion depuis le Vénézuéla pour se joindre à nous et en a profité pour arriver les bras chargés de cadeaux: CDs de groupes locaux inconnus en Europe, chocolat, rhum, etc!

 

Ce dernier vient pour la cinquième fois assister au Hellfest et a rejoint le fan club du festival cette année, c'est en 2013 que nous avons fait sa rencontre grâce au forum officiel. Il travaille dans l'import de pièces automobiles américaines, mais sa passion pour la musique l'a conduit à créer un label indépendant, Fobia Productiones, à animer une fois par semaine une émission de radio, et à mettre en place un groupe facebook pour guider les sud-américains dans leur projet de voyage en direction des terres du muscadet. Pour lui qui se déplace depuis 2011, il est impensable de manquer une édition de ce grand rassemblement: Quelle que soit l'affiche, elle est toujours de qualité, et beaucoup de groupes ne se rendront jamais dans son pays. En parlant, je m'aperçoit que le public sud-américain est très demandeur de ce genre d'évènements, mais qu'il est très difficile pour eux de réussir à les mettre en place, d'où l'attrait important du festival sur le public étranger.

 

Alors que notre discussion touche à sa fin, je retrouve Nivek et Jo " l'homme aux cheveux qui bouclent quand il pleut", que j'avais rencontrés en 2011 à Bercy après le concert d'Iron Maiden. Habitués au Graspop, ils viennent au Hellfest pour la première fois, et ont ramené avec eux quelques spécialités savoyardes alcoolisées pour le moins originales que l'on ne tarde pas à déguster. Ces deux joyeux larrons seront suivis une bonne partie de la soirée par le défilement des potes de festival rencontrés au fil des ans, jusqu'à ce que nous prenions enfin le chemin du Klub pour retrouver les culteux dans une ambiance de folie.

 

Lors de notre arrivée au Klub, nous découvrons un espace totalement différent de celui connu en 2014: Le bar est plus grand, le "dancefloor" aussi, une terrasse ombragée est bien aménagée et décorée offre un espace de détente très agréable et propice aux rencontres et à la discussion.  Nous sommes accueillis par le concert de The Four Horsemen et leurs reprises de Metallica, et retrouvons tous les membres du fan-club rencontrés au cours de ses deux années d'existence: Le klub est parfait pour trinquer à de nombreuses reprises et nous remémorer les moments épiques vécus pendant les nombreuses soirées organisées par l'association et les membres du fan club. De verre en verre, les esprits s'embrument, l'ambiance se fait de plus en plus chaude, et la présence de l'équipe Von Stein et des Ladies Ballbreaker contribue à tout ce joyeux bordel. Pour nous, la terrasse reste l'endroit le plus agréable après une journée assez intense, et l'air frais nous tient alertes malgré un taux d'alcoolémie grandissant, alors qu'une partie de l'audience met le feu à l'intérieur du bar sous une pluie de cadeaux et goodies. Les bénévoles sont à fond, et on sent que le festival commence sur les chapeaux de roue.

 

Lorsque nous reprenons le chemin du camp, il est presque quatre heures du matin. Nous y retrouvons toute l'équipe, et sommes rapidement rejoins par Aurore, rédactrice pour Hellfan expatriée à Berlin. Après plusieurs mois de réunion sur Skype, c'est avec du schnaps qu'elle arrive sur le camp, bien décidée à vider la bouteille en notre compagnie. Son compagnon, allemand lui, tourne encore à la bière, et la discussion en trois langues sera très animée jusqu'à ce que la fatigue et l'alcool n'aient raison de nous: Tout le monde prend alors le chemin de sa tente pour se reposer un peu avant le début des concerts.

Photos: James HFC, ozirith, Evan ForgetPhotos: James HFC, ozirith, Evan ForgetPhotos: James HFC, ozirith, Evan Forget

Photos: James HFC, ozirith, Evan Forget

Après cette première journée éreintante, nous trouvons le sommeil presque instantanément malgré le brouhaha ambiant continu, et lorsque nous ouvrons les yeux le vendredi matin, la tente s'est transformée en four sous les assauts d'un soleil de plomb. Il est cependant assez tôt, et un léger vent frais rend la température extérieure très agréable. On se dirige aussitôt vers un stand Animaje pour profiter d'un café chaud et d'un pain au chocolat, avant de prendre le chemin des douches. Nous avons entendu parler de douches gratuites et chaudes à côté du Yellow camp, et y ferons la queue pendant 45 minutes, mais le plaisir de se sentir propre mérite bien cette attente.

 

Après une seconde collation rapide, on se dirige enfin vers l'espace concerts! Les grilles viennent d'ouvrir, et le public attend en masse de pouvoir profiter des premiers riffs du festival en faisant la queue devant la nouvelle cathédrale, hurlant son impatience à qui veut l'entendre dans une ambiance joyeuse et détendue. Devant ce spectacle, nous décidons d'aller déguster une bière fraîche au Klub, à l'ombre d'un arbre, préférant patienter dans le calme et attendre que le plus gros du public soit déjà entré. Lorsque nous arrivons enfin sur l'espace concerts, la claque est de taille. Après avoir pu admirer une cathédrale totalement repensée et vraiment impressionnante, nous découvrons la foule de nouveaux aménagements, et le plaisir de marcher sur une herbe encore fraiche. Les bars sont déjà pris d'assaut, et les stands de merch du festival subissent leur plus gros rush, tout le monde désirant faire ses achats tant qu'il reste du choix.

 

Nous parcourons tranquillement l'espace, nous rappelant des précédentes éditions, et sommes sans arrêt surpris par les nouveautés. Les chapiteaux Altar / Temple et Valley sont remplacés par d'immenses structures complétées d'écrans géants, et une nouvelle sculpture dans le style de l'arbre Hellfest et de la guitare géante qui domine le rond point est apparue devant la scène stoner/sludge/doom à l'ambiance psychédélique enfumée, la mano cornuda pointant vers le ciel pour accueillir le visiteur. Les nouveaux bars et snacks Hellfest, construits avec de nombreux containers maritimes, sont impressionnants, et dominés par un scorpion métallique créé à partir d'une carcasse de voiture, le skate-park en forme de croix est bien plus grand qu'il n'y paraissait sur le plan, et à l'intérieur, les riders enchaînent les tricks sous les applaudissement du public. D'immenses os font aussi leur apparition, et sont déjà pris d'assaut par les festivaliers qui désirent s'asseoir tranquillement pour profiter de l'ambiance, alors que des poubelles en béton en forme de crâne sont disposées aux pieds des arbres plantés au cours de l'année. Avec tous ces changements visibles dès notre entrée, nous sommes impatients de découvrir le reste...

 

...Et ne sommes pas déçus! Le gigantesque crâne orne toujours l'entrée V.I.P, mais la surprise se trouve à côté de celui-ci! Alors que l'espace dédié à l'accueil des partenaires du festival a été déplacé et agrandit, nous découvrons enfin le vrai visage des nouvelles Mainstages: Autour des trois écrans géants, d'immenses décors de style tatouage de marin viennent remplacer les habituelles bâches tendues, et donnent aux scènes un aspect monolithique du plus bel effet. Au fond de cet espace, la plateforme PMR à été placée avec un meilleur point de vue, et profite maintenant de l'ombre d'arbres et de parasols. Un stand dédié aux protections auditives se situe juste à côté, et j'en profite pour me ré-équiper en bouchons d'oreille de qualité pour profiter au mieux des concerts avant de me diriger vers la warzone. La grande roue a conservé sa place, et de nombreuses personnes font la queue pour découvrir tout ce décor depuis les hauteurs. L'espace de la scène Punk et Hardcore dévoile un nouvel aménagement, et de nouveaux bars plus décorés qui donnent à cet partie du festival un air plus convivial. La partie boisée offre son ombre salvatrice à de nombreux festivaliers quand nous prenons le temps de déguster la nouvelle cuvée de muscadet, et après avoir profité des décors pour nous mettre dans l'ambiance, nous nous dirigeons vers la Mainstage 01 pour assister au show de The Quireboys, découvrant par la même occasion les plaques en métal scellées sur un des chemins bétonnés, une par édition du Hellfest, avec à chaque fois la liste des groupes présents, un "Hellfest Walk Of Fame" qui ne demande qu'à s'agrandir..

photos: James HFCphotos: James HFC

photos: James HFC

L'espace concerts n'est pas encore saturé, et il est facile de passer d'une scène à l'autre pour profiter des concerts, ce que nous faisons pendant quelques heures avant de retourner au camp pour faire une pause repas bien méritée et partager nos premières impressions avec nos voisins de tente: L'avis est unanime, on en prend plein la gueule dès le début, et nous attendons tous de voir le site s'illuminer une fois la nuit tombée.

 

Après cet interlude culinaire à base de pâté en boite, je me dirige seul vers le Klub pour rejoindre une quinzaine de membres du Hellfest Cult. Au bout de deux ans dans cette communauté, j'ai atteint de rang Gold, et peut ainsi profiter d'une visite des coulisses du festival. Alex, chargé de communication du Hellfest, nous rejoins à l'heure prévue pour nous guider lors de cette visite, et nous commençons par apercevoir les citernes de bière qui alimentent le Metal Corner, avant de longer le festival jusqu'à l'entrée des artistes. En chemin, nous pouvons voir l'arrière des scènes Altar et Temple, et l'équipe technique qui s'affaire à préparer les prochains concerts. Toute cette partie fourmille d'activité, et l'on découvre ainsi petit à petit une organisation massive. Toutefois, nous n'avons encore qu'un bref aperçu de celle-ci, et c'est en s'arrêtant à l'entrée du parking ou les tour bus sont garés que l'on aperçoit au loin le magasin ou est stocké le matériel ainsi que quelques ateliers, dont certains sont spécialisés dans l'électricité ou encore dans la mécanique, pour pouvoir faire face à la moindre panne.

 

Nous arrivons ensuite à l'entrée des artistes, et découvrons la procédure d'accueil. Dans l'espace qui leur est dédié, les musiciens ont accès à tout le confort dont ils ont besoin pour arriver sur scène dans les meilleures conditions possibles, et nous apercevons de loin (sans nous en approcher pour ne pas les déranger) les loges de quelques uns, dont Five Finger Death Punch. Après avoir traversé le restaurant qui leur est réservé, nous marquons une pause dans le patio qui accueille leur bar privé, et prenons le temps d'y boire un verre alors que quelques zicos se détendent, tout en restant discret: On aimerai bien aller vers eux mais, en plus des quelques consignes qui nous ont été données, il faut reconnaitre que tout ceci est assez impressionnant quand on est habitué à se trouver de l'autre côté du miroir. Après un court passage par la salle de conférence et l'espace presse, nous traversons le carré VIP aux décors post-apocalyptiques pour jeter un oeil aux scènes depuis l'espace partenaires. La plateforme aménagée est agréable, et après quelques photos, nous repartons et nous dirigeons vers les coulisses de la Mainstage 02. C'est à ce moment là que l'on prend réellement conscience de la machine qui nous permet d'assister à tous ces concerts: les quais accueillent de nombreux camions remplis de matériel, les flight cases s'entassent un peu partout, et une armée de technicien cours dans tous les sens pour organiser leur déchargement et leur livraison à l'endroit prévu.

 

On passe alors un dernier contrôle de sécurité qui nous amène sur la Mainstage 02 alors que Sodom est en plein concert: Nous restons aussi discrets que possible sur le côté pour ne pas perturber le show, et prenons quelques photos, les yeux rivés sur le public. Vu de la scène, la horde de métalleux est plus qu'impressionnante! On restera ainsi le temps de deux chansons, qui défilent encore dans nos mémoires comme si elles n'avaient duré qu'une seule seconde, et la visite prendra ensuite fin, après une heure intense en émotions que nous n'oublierons pas de si tôt: Lorsque l'on comprend comment un festival de cette envergure peut réussir à fonctionner, on ne peut qu'être encore plus respectueux envers le travail de l'équipe qui s'est acharné pendant des années pour en arriver là.

 

De retour à ma place de festivalier, j'ai encore des étoiles plein les yeux, et cette avalanche d'informations me tourne en tête sans arrêt. Je retrouve ma moitié et mes potes de fest avec qui nous nous dirigeons aussitôt vers la Mainstage 01. Pour la première fois depuis que je viens au festival, j'enchaîne les concerts sur les scènes principales au lieu de passer presque sans discontinuer de l'Altar à la Temple: Avec Motörhead, Alice Cooper et Judas Priest, difficile de résister à la tentation!

 

Malheureusement, si l'ambiance pour Motörhead est bel est bien là, le concert en lui même est tristement prévisible: Lemmy est maintenant âgé, il ne peut plus assurer le show comme dans sa jeunesse... Pour Alice Cooper et Judas Priest, les choses seront bien différentes! Après nous être glissés dans la fosse entre les concerts jusqu'à une place bien située, nous découvrons un Vincent Furnier en pleine forme, et ce dernier réserve de belles émotions! Un show théatralisé millimétré où tout se passe comme prévu, certes sans grandes surprises, mais en véritable interaction avec le public qui hérite de nombreux accessoires et cadeaux. Le son est propre, la légende livre ses plus grands hymnes, et dans la fosse, l'ambiance est à son comble! Bref, on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et mis à part quelques festivaliers indélicats qui n'ont probablement jamais appris la politesse, c'est dans une ambiance festive que je partage cet instant avec mes voisins.

 

Après une heure supplémentaire d'attente, je réalise enfin un rêve d'ado: Voir Judas Priest. j'avais manqué leur concert en 2011 à cause d'une sombre histoire d'alcool, et me souvenais encore avec beaucoup de regret de l'instant où j'avais pris conscience de mon erreur: 2015 sera une année différente! Après tant d'attente, voir les musiciens que l'on respecte se produire sur scène fait toujours son effet, et l'ambiance est une nouvelle fois parfaitement maitrisée par le groupe qui diffuse sur plusieurs écrans géants des visuels kitchs et répétitifs en 3D simpliste, donnant ainsi au show une ambiance 80's en parfait accord avec leur son Heavy Old School.

 

Après une journée passée à courir dans tous les sens, la fatigue commence cependant à se faire sentir, et on décide de s'exiler près du feu pour assister à la fin du concert assis et bien au chaud. Nous rencontrerons là bas Jean-Louis, un suisse qui découvre le festival pour la première fois, accompagné de sa petite amie Stéphanie. Vu l'heure, le fond de l'air est frais, et la chaleur des flammes nous offre un cadre agréable pour discuter du festival tout en observant les illuminations. Nos deux voisins ont eux aussi pris une grande baffe en travers de la gueule en découvrant le Hellfest. Venus en camion aménagé, ils sont installés sur les parkings à une dizaine de minutes à pied de l'espace concert, et apprécient l'ambiance du festival autant que la facilité de contact avec les autres festivaliers, ainsi que la qualité d'une organisation faite pour le confort du métalleux. Pendant que nous discutons, je vois du coin de l'oeil une photo de moi et de ma moitié s'afficher sur un des écrans placés sur les stands de merch, et nous en profitons pour faire dériver la discussion sur nos expériences respectives dans divers festivals et pour échanger quelques anecdotes cocasses.

 

Nous repartons de l'espace concert pour nous rendre directement au Klub, histoire de partager un dernier verre avec les culteux avant de retourner à notre tente. Là bas, l'ambiance est une nouvelle fois explosive, et la soirée au thème Jagermeister voit le bar et la terrasse se parer de orange alors que les filles foutent le feu une nouvelle fois. Nous sommes cependant trop fatigués pour réellement profiter de l'ambiance, et ne resterons sur place qu'une petite heure avant de rentrer nous reposer pour pouvoir profiter un peu plus le lendemain. Nous entendons au moment de nous glisser dans nos duvets un groupe de festivaliers défiler en manifestant dans le camping leur respect envers ceux qui dorment: La fête continuera toute la nuit, vive les bouchons d'oreille!

Photo: OzirithPhoto: Ozirith

Photo: Ozirith

Une nouvelle fois, c'est par la chaleur que nous sommes réveillés le samedi matin. Heureusement, la météo est plus clémente qu'en 2014, et à l'extérieur de la tente, la température est agréable. Comme il est encore assez tôt, nous avalons rapidement un café et nous dirigeons vers le centre commercial leclerc histoire de faire le plein de bière pour les deux derniers jours du festival. Sur place, il y a foule, comme tous les ans, et nous découvrons un rayon bière impressionnant tant sur l'aspect quantitatif que dans le nombre de références: La tentation est forte! Le supermarché s'est mis aux couleurs du festival, comme toute la ville de Clisson, et on sent réellement l'impact du Hellfest sur les commerces locaux. Partout où nous posons les yeux, nous observons les festivaliers, et l'ambiance qui règne en ville est des plus plaisantes: Les looks extrêmes sont de rigueur et ne font pas peur, la musique que nous entendons n'est pas une énième diffusion radio de la merde habituelle, bref, la cité médiévale s'est transformée en ville pour amateurs de gros riffs, et se dévoile au regard du visiteur comme un petit coin de paradis pour le métalleux en vacances. Certes, le festival à un côté Disneyland des musiques extrêmes, mais après tout, ils ont bien raison d'assumer cela! L'évasion est totale devant les concerts comme dans les rues de la ville, si calme habituellement, et nous avons constamment l'impression de vivre sur une autre planète, même le personnel de la police et de la gendarmerie profite de ces instants et se montre ouvert à la discussion le temps de lancer quelques blagues, bien loin des "circulez" et des contrôles de papiers (et d'alcoolémie) auxquels on pourrait s'attendre dans d'autres circonstances!

 

Sur le chemin du retour, nous voyons que les sanitaires que nous avions utilisé la veille ne sont accessible qu'au prix d'une longue attente, et décidons de nous rendre au point douches officiel dès les courses rangées. La queue nous effraie dans un premier temps, mais semble tout de même moins longue, nous achetons donc le bracelet qui nous donnera accès au point d'eau, et découvrons par la même occasion la possibilité de profiter de douches collectives et d'éviter la queue! Après de nombreuses années passées à demander la mise en place d'une structure de ce type, nous sommes ravis, et sautons sur l'occasion. La surprise est excellente: l'eau est chaude (depuis que je fréquente le Hellfest, je n'ai eu le droit qu'à une seule douche chaude, en 2011, et j'avais du me lever très tôt pour ça), et se laver au grand air est réellement vivifiant, rien de tel pour bien se préparer à affronter les concerts!

 

Le camping reste très animé tout au long du festival, et beaucoup de personnes profitent de trous dans leur running-order personnel pour retourner boire une bière sur leur camp. Certains en profitent pour jouer de la musique le long des allées, reprenant quelques grands classiques du Hard Rock et du Metal, tandis que d'autres trinquent bruyamment. Nous préférons utiliser ce temps pour grignoter et faire un peu de nettoyage, triant les déchets pour gagner quelques crédits boisson à dépenser au bar, mais notre retour sur l'espace concerts sera plus long que prévu! De nombreux festivaliers arrivent en même temps au pied de la cathédrale, et nous attendrons finalement une heure au Klub, profitant par la même occasion du concert acoustique déjanté et haut en couleurs des Roadies Of The D (cover band de Tenacious D), avant de retourner assister aux shows pour éviter l'attente en plein soleil, même si des bénévoles aspergent le public d'eau fraîche pour aider à lutter contre la chaleur.

Photos: James HFCPhotos: James HFC

Photos: James HFC

Les concerts s'enchaînent, et lorsque Slash monte sur la Mainstage 01, le public déjà bien chauffé par Airbourne malgré une coupure électrique se lâche complètement: Dans la fosse jusqu'en plein milieu de l'espace boisé, on peut observer des personnes de tout âge danser ou se lancer dans des sessions endiablées de air guitar en synchronisation avec les solos ravageurs des musiciens. Après avoir assisté aux shows d'Ensiferum, des ZZ Top, ainsi qu'a la moitié de Faith No More (un concert aux décors blancs et fleuris très surprenants!) et Mayhem, nous nous installons au milieu du festival pour nous préparer pour le début du feu d'artifice. Le public se mettra à hurler en coeur lorsque les écrans commenceront à diffuser une vidéo présentant l'évolution du festival, et ces hurlements seront répétés de plus en plus fort à chaque occasion: la première explosion colorée qui déchirera le ciel étoilé, l'apparition d'un logo Hellfest incandescent sur une gigantesque croix, etc. Synchronisé sur de grands hymnes Rock et Metal, le feu d'artifice est tout simplement dantesque! On a beau être éloignés, les bombes explosent partout dans notre champ de vision! Lorsque Bohemian Rapsody (Queen) commence, le public commence à chanter en choeur, et une sensation de liberté et de puissance s'empare de nous. Le crescendo explosif durera une quinzaine de minutes, qui passeront bien trop vite, et se terminera sur un superbe bouquet final accueilli par un nouveau hurlement généralisé d'une rare intensité.

 

Une fois la suite des concerts lancée, nous prenons le temps de manger un morceau sur l'espace restauration. Comme toujours au Hellfest, il y a le choix: les stands végétariens côtoient la cuisine asiatique et les spécialistes du barbecue et du hamburger, et bien que les tarifs soient (comme toujours dans ce genre de rassemblements) assez élevés, les assiettes ont l'air plutôt bien garnies. Nous jetons notre dévolu sur des plats thaï et profitons des nombreuses tables pour nous installer confortablement dans une ambiance conviviale: Les discussions se lancent rapidement entre voisins de tablée, et l'on se sent un peu comme à une fête de famille, sans les tubes moisis des années 80 mais avec un esprit Rock intense propice à la rencontre et à la déconne, le tout sur un fond de guitares saturées.

 

Après un repas chaud et quelques orgasmes auditifs supplémentaires, nous retournons au Klub: Ce soir, c'est soirée BLOOD! L'ambiance est déjà bien lancée alors que les concerts viennent seulement de prendre fin, la présence d'un stand de dégustation de rhum Sailor Jerry aide beaucoup à échauffer les esprits, et nous avons à peine le temps de profiter de notre verre avant que l'équipe de bénévoles, remontée à bloc, n'arrive avec des blouses bleues : ça s'annonce gore!

 

Lorsque nous rentrons au camp, notre joyeuse troupe de timbrés est déjà bien imbibée, et nous les rejoignons dans leurs délires alcoolisés le temps de vider quelques godets avant de sombrer dans les bras de morphée.

Photos: Insane Motion, James HFC
Photos: Insane Motion, James HFCPhotos: Insane Motion, James HFC

Photos: Insane Motion, James HFC

Pour le dernier jour du festival, le planning est chargé! On s'habille rapidement, et on passe au Klub prendre le petit déjeuner avec les membres du Hellfest Cult pour commencer la journée en douceur avant d'aller assister aux concerts de Tribulation et The Great Old Ones. La plupart des festivaliers ne sont pas encore arrivés sur l'espace concerts, et l'ambiance est particulièrement agréable sous les chapiteaux: Alors que le soleil illumine le site, ces derniers nous offrent un espace ombragé et aéré où nous trouvons facilement une place pour s'asseoir et profiter de la musique sans être bousculés! Après notre dose matinale de gros riffs, nous rejoignons les culteux au Klub, le chapitre corse organise un brunch à base de charcuterie et de fromages locaux et artisanaux, idéal pour accompagner l'apéro ! Tout le monde commence à subir les effets de la fatigue accumulée ces derniers jours, et la présence de canapés est plus qu'appréciable pour profiter de l'ombre tout en discutant, une petite piscine gonflable permettant de plus de profiter de la fraicheur de l'eau le temps de boire une bière tout juste tirée.

 

Après cette pause salvatrice, direction la Valley pour assister au show instrumental de Russian Circles, avant de revenir sur le camping pour une dernière douche vivifiante. Je retourne ensuite à l'espace VIP/presse pour rassembler mes notes devant l'écran du bar et publier rapidement sur les réseaux sociaux, tout en profitant du décor et d'une ambiance propice au travail une dernière fois. Le temps défile cependant un peu trop vite lorsque l'on à le cerveau en ébullition, et je manque les quelques premières minutes de la conférence de presse. Malgré une fatigue visible, Ben et Alex répondent à toutes les questions qui leur sont posées de façon détendue, et apportent de nombreuses précisions sur toute l'actualité du festival de ces derniers mois, dévoilant au passage quelques informations sur son futur, notamment sur la prochaine mise en vente de pass trois jours, prévue pour le mois de septembre, avant l'annonce de l'affiche dans le but d'éviter un Sold Out trop rapide.

 

Une fois la conférence terminée, retour devant les scènes pour profiter de la dernière soirée de concerts. Le public est survolté, et tout le monde compte bien profiter des dernières heures de l'édition 2015 du Hellfest ! Un dernier feu d'artifice viendra étoffer cette soirée, et après avoir assisté à mes derniers shows, je prends le temps de faire un dernier tour du site avant que le public ne soit obligé de le quitter. Après trois jours de spectacle, ces instants sont toujours teintés de nostalgie, et nous savons tous qu'il faudra attendre une année supplémentaire pour pouvoir revivre des moments similaires. Les projecteurs des mainstages scannent le ciel de leurs rayons lumineux une dernière fois, les bars illuminés envoient leurs derniers jets de flammes vers les étoiles, le bois se vide petit à petit au pied de la grande roue qui se lance dans ses derniers tours, et les festivaliers se dirigent lentement vers la sortie. Avant de me diriger vers le klub pour terminer en beauté cette soirée, je m'arrête aux pieds de la cathédrale le temps d'une dernière cigarette, et m'imprègne de cette sensation étrange et indescriptible qui prend aux tripes chaque année à la fin des concerts. Nous sommes quelques uns à rester ainsi, statiques au milieu d'une foule mouvante, le regard porté sur les dernière lumières du site, et nous cherchons à rassembler nos esprits afin de trouver le courage de repartir.

Photo: Startair Drones, James HFC
Photo: Startair Drones, James HFC

Photo: Startair Drones, James HFC

J'arrive finalement à rejoindre la communauté du Hellfest Cult au bar, et nous sommes nombreux à commander nos dernières bières avant la fermeture du Klub. Sur la terrasse, l'ambiance est brûlante: les Pyrohex et les Von Stein Girls se livrent au public dans un show endiablé et enflammé, passent entre les culteux armées de bouteilles d'alcool pour nous rassasier une dernière fois, et sont accompagnées de beaux mâles aux muscles saillants venu pour attirer le regard des culteuses: Il n'en faut pas que pour les hommes! Les bénévoles de l'association Hellfest Cult Events sont à fond eux aussi, et contribuent à rendre la soirée encore plus dingue! Pendant les deux dernières heures d'ouverture, la folie sera de mise et ira crescendo jusqu'à ce que l'épuisement finisse par achever tout le monde. Nous repartons du klub quelques minutes avant sa fermeture définitive pour pouvoir dire au revoir aux collègues et rentrons au camp boire un dernier verre dans un état second. Le camping commence déjà à se vider.

 

Le lendemain matin, l'ambiance n'est plus à la fête. Il faut nettoyer le camp, ranger les affaires, et replier la tente. Nos voisins de campement sont presque tous partis assez tôt, et nous profitons du calme pour faire un dernier repas avant de charger le véhicule. Une voiture Red Bull tourne dans le camping est distribue des canettes aux derniers festivaliers, nous donnant par la même occasion un peu d'énergie avant d'affronter la route, alors que nous croisons quelques gendarmes qui prennent le temps d'écouter quelques unes de nos conneries et d'y répondre avant de retourner à leurs occupations habituelles: on sent bien que même eux préfèreraient que le Hellfest dure plus longtemps.

 

Dernier tour au leclerc pour acheter une bouteille d'eau et remettre un peu d'essence, nous croisons quelques uns des survivants de la soirée d'hier, et après une courte pause, nous commençons la route du retour avec la gorge nouée, impatients de revenir.

Photo: Evan Forget, James HFC
Photo: Evan Forget, James HFC

Photo: Evan Forget, James HFC

C'est en regardant derrière moi que je me rends vraiment compte de l'évolution du festival. Chaque année faisait ressortir son lot de nouvelles problèmatiques, et avec l'édition 2015, Hellfest Productions s'approche un peu plus de la perfection. De nouvelles pistes d'améliorations sont toujours possibles, bien évidemment, mais la liste des doléances se réduit comme une peau de chagrin, et l'équipe organisatrice trouvera à coup sûr des solutions pour faire évoluer positivement le festival. Pour cette 10ème édition, nous repartons le sourire aux lèvres, prêts à affronter les prochains mois d'attente, à foutre du sang sur les murs lors des soirées Cult, bref, à vivre une année de plus au son des guitares. Croisons les doigts pour voir les groupes que nous attendons le plus s'incruster sur l'affiche 2016, et patientons... On se retrouve bientôt sur Hellfan pour plus d'infos! J-353 !

photo: James HFC

photo: James HFC

La team Hellfan! Aldo était malheureusement absent :( Enfin, vu les sales gueules qu'on se tape, tant mieux pour lui! Merci James HFC pour la photo !

La team Hellfan! Aldo était malheureusement absent :( Enfin, vu les sales gueules qu'on se tape, tant mieux pour lui! Merci James HFC pour la photo !

Remerciements:

 

A toute l'équipe Hellfan pour le temps passé à rédiger, à nos proches qui nous supportent quand on a le nez sur une chronique, au Hellfest Cult, qui soutiens l'initiative Hellfan depuis le début de l'aventure, à l'équipe Hellfest Productions qui metal chaque année la barre un peu plus haut, aux bénévoles sans qui rien ne serait possible, aux Clissonais pour leur accueil, a l'asso Hellfest Cult Events qui s'occupe de toute l'organisation des soirées, aux culteux qui foutent le feu à chaque rencontre et à ceux plus calme avec qui on peut parler des heures, a Alexxx pour son aide, son soutien, et ses nombreuses heures de travail passées à animer le Cult, à James pour les photos (et aux autres photographes du Fest) à nos 900 abonnés et à nos lecteurs sans qui Hellfan n'aurait pas de raison d'être, à tous ceux qui ont tenu jusqu'ici!

comme promis, Aurore paye ses boobz! photo: James HFC

comme promis, Aurore paye ses boobz! photo: James HFC

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ArnaudBEar 05/07/2015 15:03

Wow nostalgie !!
Je vous partage mon petit report (de 18 min) sur le week end qu'on à passé avec mon pote (et d'autres) au Hellfest ;)
Bon visionnage !
https://www.youtube.com/watch?v=QB9O5iY7-3c
\m/

ArnaudBEar 05/07/2015 15:01

Super ;) C